la perspective particulière et le compte de bilan

La correction consiste à créer des «provisions pour dépréciation ».

La constitution de telles provisions, qui matérialise une anticipation, doit correspondre à un fait probable dans la perspective particulière réelle de l’entreprise (et non dans une situation imaginable nais improbable en fait).

La probabilité de perte qui résulte de la comparaison de deux termes, peut provenir soit de la hausse du coût, soit de la baisse de la valeur probable de réalisation, soit bien entendu d’une différence entre leurs évolutions respectives. Elle peut donc résulter:

  • Soit de causes d’origine interne: détérioration des conditions de production par excédent de rebuts, par exemple, ou détérioration physique de produits stockés qui se répercute sur leur prix de vente possible, par exemple;
  • Soit de faits externes et, particulièrement, d’une évolution dans les prix de marché : soit par hausses subies à l’achat ou à la production que l’on ne peut pas répercuter à la vente, soit par baisse du prix de vente, alors que les coûts d’achat ou de production restent les mêmes.

Quoi qu’il en soit de ces causes, le processus comptable est le même, et il est simple : il matérialise la prévision d’un « manque à encaisser » et constitue, en conséquence, une diminution prévisionnelle de l’élément d’actif évalué au coût. La constitution d’une provision pour dépréciation met en jeu un compte de bilan et un compte de calcul de résultat.

Le compte de bilan pourrait être le compte d’actif propre à l’élément « déprécié » qui serait crédité pour enregistrer la dépréciation; mais en procédant ainsi, on ne serait pas en mesure de distinguer entre les diminutions physiques et les simples variations de valeur; de plus celles ci ne sont pas nécessairement définitives; pour éviter toute confusion, on crée un compte correctif annexe où l’on n’enregistre que les mouvements de valeur exprimés par les provisions de telle sorte que l’évaluation à retenir corresponde à la différence entre solde du compte principal et solde du compte de provision:

Coût de l’élément Provision pour dépréciation = Valeur probable de réalisation

Le compte de provision est donc un compte de bilan, et il est crédité par prélèvement sur les résultats de la période, c’est à dire par enregistrement au débit d’un compte de calcul de résultat ouvert à cet effet et dit a compte de dotation.

Les comptes de provision pour dépréciation figurent à l’actif du bilan, où ils interviennent en déduction.

Le compte de calcul du résultat, intitulé « dotation à la provision pour dépréciation de,.. », modifie le résultat de la période; si la vente éventuelle de l’actif concerné est une opération normale de l’exploitation, la dotation est alors traitée comme une « charge» ; elle serait classée comme « perte» dans le cas contraire selon le P. C. G. 57.

Lors de l’aliénation de l’élément concerné, on calcule évidemment le résultat par comparaison avec le coût déprécié; on « utilise » la provision par le processus qui sera décrit à propos des « provisions pour risques » ou, s’il s’agit de stocks, on se contente d’ajuster périodiquement et globalement la provision pour dépréciation qui les concerne.

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